Les Ateliers de l’Unité de Réhabilitation occupent des bâtiments érigés en 1977 sur le site de Cery, à l’emplacement de l’ancienne aile sud-ouest de l’asile, devenu entretemps la clinique psychiatrique universitaire.

Dès 1909, le produit du travail des patients est géré de manière autonome par la « Caisse du travail ». Celle-ci a financé, jusqu’en 1993, des prestations au bénéfice des patients telles que : effets personnels, disques, bibliothèque, radios, télévisions, aquariums, sorties, fêtes, tabac et boissons, ainsi qu’un modeste pécule. La « Caisse du travail » était également propriétaire de son outillage et de biens divers, allant jusqu’à des wagons Decauville, rails, plaques tournantes, arbres fruitiers et instruments de musique.

La diversité et les innovations en matière de traitements psychiatriques provoqua un schisme entre l’occupation, tournée vers l’économie, démédicalisée et soutenue par l’OFAS, et l’ergothérapie, considérée comme thérapeutique et reconnue par les assureurs maladie.

Cette évolution va provoquer une profonde mutation conduisant, dès 1988, un groupe de travail de l’Unité de réhabilitation à mettre en place une restructuration. Les moyens d’occupation du site sont regroupés au sein d’un atelier protégé créé en 1993, sous l’appellation de Brico-CES-services.

De multiples prestations, adaptées au potentiel des bénéficiaires, sont développées dans des ateliers de production (artisanat, sous-traitance, conditionnement, etc). Des espaces de création sont mis en place afin d’offrir des activités artistiques telles que la peinture, la céramique, la poterie et les textiles.

Dès 2013, l’atelier protégé « Brico-CES-services » devient « Les Ateliers de l’Unité de Réhabilitation ». L’ère du temps favorise dès lors des activités économico-écologiques, comme par exemple la maintenance informatique, le recyclage des composants des ordinateurs ou encore les espaces verts.